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Lettre 1687·XXIII, folios : 84
Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches
M. de Gordes
Lettre non liée
Date non renseignée
Montélimar
Valence
,

Transcription

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Monsieur, vous aurés esté bien au vray infourmé par le cappitaine Beaucham des forces des ennemys lesquelz coucharent
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la nuict passée à Mirmende. Je croys sil marchent aujourdhuy, quilz ne passeront pas la Dromme, mays sarresteroint à
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Lourioul. Je vous escrivoys davant yer par le cappitaine Louynes, mays il ma rendu la lettre, laquelle neanmoins je vous envoye.
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Il me semble que je vous mandoys que leurs fources des montaygnes estoyent avec le sieur de Montbrum, mays jay despuis
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seu au vray quelles ny sont pas et mat on adverty, quelles dressent la teste en Viennoys. Il est vray quilz font courir
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le bruict quilz sont en peyne où les uns et les aultres pourront passer l’Izère. Je masseure que si vous aviés besoin de
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secours du Contat, tant de cheval que de piet, quil ne vous seroyent refusé, entendu que[barré : lles] [ajouté : leurs forces] ny servent de rien, veu que le
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dit sieur de Monbrum na comme point layssé de gens ha Nyons et que Siguerany ha aussi emmené avec luy tout ce quil
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ha peu tirer de Menerbe à piet, à cheval. La verité est bien telle quilz ont avec [ajouté : eus] quantité de soldatz de Vivarez, que bien
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quilz y soyent en guerre encoures que la tresve y ayent estée publiée, laquelle ny ha jamays esté si mal observée
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quelle est pour le jourdhuy, mesmes ny ha que troys jours quilz y ont surprins ung bon lieu fermé ǂ [ajouté : ǂ nommé Aubignas, lieu] quest à une de Viviers
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et à une aultre du Theil, ayant tuée le cappitaine que y commandoyt et vinct et cinq souldatz, les aultres saultarent les
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murailles. Jay receu la lettre quil vous a pleu mescrire par Viart, rentier de Monsieur d’Enconne. Je vous supplie, monsieur,
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estimer que ce nest que la difficulté des chemins qui est cause que je ne vous advertys si souvent comme je feroys,
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mays il ny a personne qui ce veuille hazarder de marcher craignant de les rancontrer pour estre tourmantés comme ilz
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font toutz les passant quilz peuvent attrapper. Aussi sont ilz jours et nuictz sus les passaiges penssant envolousper
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quelque bon prisonnyer. Celuy qui est en ceste ville nommé La Fourest s’en vat mouryr. Jay envoyé sollicité le cappitaine
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Choueyron devant quil en vint là de reguarder de rebatre quelque chouse de sa ransson, et quon randroyt le dit la
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Fouretz pour luy, mays le sieur de Coms, qui la en son pouvoyr, ny ha vollu entendre. Dieu mercy, les ennemys nont
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prins aulcun prisonnyer en ceste playne [rature] si ce nest quilz ayent ranssonné quelque pouvre laboureur. Quant
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au bestail, yl sen va de longue. Je nattendoys que lheure quilz vinssent prandre celuy deste ville et toutes leurs
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charrettes, qui vaquoyent à leurs negouces, mays ilz ont remys ceste partye à ce que jay entendu à quelque oultre loysir [ajouté : de leurs complet]
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et commodité car ilz nont bougé de Rouynac les deus jours quilz y ont susjourné. Je mallys pourmener avec des
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chevaus tous de mes amys qui sont icy avec moy mays ilz ne bougeoyent du lougis. Quant aus[barré : cun] lieus fermées dicy
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aux environs, ilz sont bien resolus de ce bien guarder. Il est vray que pour estre toutes [barré : les] leurs forces près
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deus, je suis esté contrainct de leurs despartyr en bon nombre des soldatz de noz troys compagnies deste ville
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comme à Marsanne, La Loupie, La Bastye Rollant et Mombouchier, qua esté cause que je nay peu envoyer que neuf
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soldatz à monsieur de Briansson, lesquelz estoyent aus Torrettes. En recompance je y ay pourveu dun
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homme à leurs despens avec sis soldatz affin que noz compagnies [ajouté : ne] soyent tant diminuées. Quant aus
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fources des ennemys qui sont emsemble asteure cy avec tout ce quilz ont peu ramasser de Prouvence et
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Vivarez, reservé celles des Montaignes, elles ne sont pas semblables à la compagnie de monsieur le conte de
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Beynes, ce quavés à Valence avec vous, et la trouppe de Jean Batiste, car ilz nont guières de bons chevaus.
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Ils ont bien afforce canaille de gens de piet qui ne font que manger le pouvre peuple. Ilz sont sourtys de
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Clyon et de Manas, et sen sont retirees à Rouynac et Puisainctmartin. Ilz ne font quabreuver le peuple
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quilz attendent des grandes fources estrangières, et quilz ne desirent quà ce mesler avec moy, en gros ce
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quest le contrayre de leurs dessain. Les sieurs de Mirebel et Glandaige sont venus recevoyr le sieur de
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Mombrum audit Rouynac. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations, priant Notre
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Seigneur vous donner,
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monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Montelimar, le XVIIIe mars
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Vostre très humble filz et à jamays très hobeyssant
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serviteur, Hourche
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Lon me vient davertyr presentement quilz ont layssé gens à Clyon d’Andrans, Manas et Barret, mays je ne suis encoures adverty
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du nombre.
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